E-commerce
Google Merchant Center : afficher ses produits dans Shopping
Pour afficher vos produits dans Google Shopping, il faut 4 éléments : un compte Google Merchant Center, un site dont vous prouvez la propriété, un flux de produits complet et des pages légales en règle. Sur une boutique WooCommerce démarrée à partir d'un modèle à 500 € HT, le flux peut être généré par une extension ; le vrai travail porte sur la qualité des données et sur la cohérence avec vos fiches produits. Voici la marche à suivre, les attributs à soigner et les raisons de refus à connaître.

L'essentiel
- Merchant Center est l'outil où vous déposez le catalogue de votre boutique ; Google s'en sert pour afficher vos produits dans l'onglet Shopping et, selon les pays et les périodes, dans d'autres espaces de ses résultats.
- Il faut un compte, un site vérifié et revendiqué, des informations de livraison et de retour renseignées, puis un flux de produits : un fichier ou une connexion qui décrit chaque article.
- Les refus viennent surtout de trois sources : des données de flux incomplètes, un prix ou un stock qui ne correspond pas à la page produit, et un site qui n'affiche pas ses informations légales.
- Afficher gratuitement ses produits et acheter de la publicité Shopping sont deux choses distinctes : la seconde passe par Google Ads et se pilote avec un budget que vous fixez.
- Un flux n'est jamais terminé : chaque changement de prix, de stock ou de thème peut l'abîmer, d'où l'intérêt de le surveiller après la mise en ligne.
- Aucun service ne peut promettre un nombre de clics ou de ventes : Shopping donne une visibilité supplémentaire, à mesurer produit par produit.
Google Merchant Center et Shopping : à quoi servent-ils, et que faut-il réunir ?
Google Merchant Center est l'interface où le propriétaire d'une boutique dépose la description de ses produits : titre, prix, photo, disponibilité, identifiants. Ces informations alimentent les fiches produits que Google affiche avec une image et un prix, dans l'onglet Shopping et dans certains blocs de résultats. Sans Merchant Center, vos articles n'y figurent pas, même si votre site est parfaitement référencé par ailleurs.
Retenez une distinction qui évite bien des malentendus. D'un côté, la présentation de vos produits sans paiement par clic, que Google appelle des fiches gratuites ; de l'autre, les annonces Shopping, qui sont de la publicité facturée au clic via Google Ads. Les deux s'appuient sur le même flux de produits. Vous pouvez donc commencer par la première, apprendre ce que votre catalogue donne, et décider plus tard d'ouvrir une campagne payante. Les règles d'éligibilité et les emplacements évoluent régulièrement : vérifiez-les dans l'aide officielle de Google avant de bâtir un plan sur un emplacement précis.
Pour passer de la boutique au résultat Shopping, quatre briques doivent tenir ensemble : le compte, le site, le flux et la conformité. La suite de l'article les prend dans cet ordre, puis traite la mesure et la maintenance. Si vous hésitez encore sur la plateforme qui portera votre catalogue, le détail des modèles de boutiques WooCommerce montre ce qu'un site déjà prêt pour la vente contient de base.

Ce que Google vérifie sur votre boutique avant d'afficher vos produits dans Shopping
Google ne regarde pas seulement le fichier que vous envoyez ; il compare ce fichier à votre site. Un acheteur qui clique sur une fiche Shopping doit retrouver le même prix, la même disponibilité et le même produit sur la page d'arrivée. Cette cohérence, plus que n'importe quelle astuce d'optimisation, décide de l'acceptation du catalogue. À côté, Google attend d'une boutique qu'elle se comporte comme un commerce identifiable.
Un commerçant identifiable
Nom de la société, adresse, moyen de contact réel, mentions légales complètes. Une boutique anonyme, sans adresse ni formulaire de contact, risque d'être traitée avec méfiance.
Des conditions claires
Conditions de vente, politique de retour et de remboursement, délais et frais de livraison, accessibles depuis le site. Les mêmes informations doivent être renseignées dans le compte Merchant Center.
Un parcours d'achat sûr
Site en HTTPS, panier et paiement fonctionnels, prix affichés avec la devise, aucune étape qui oblige à quitter le site de façon inattendue pour acheter.
Ces points ressemblent à ce que la loi demande déjà à un site de vente en ligne en France : identité du vendeur, prix toutes taxes comprises, délai de livraison, droit de rétractation, médiation de la consommation. Nous ne sommes pas juristes et la liste exacte dépend de votre activité : faites relire vos conditions générales de vente par un professionnel du droit. Une boutique qui respecte ses obligations de commerçant en ligne a, au passage, réglé la plus grande part des exigences de Merchant Center.
Les pages à contrôler une par une avant de déposer un catalogue
Ouvrez votre boutique comme un acheteur sceptique : la page de contact répond-elle à un message ? La politique de retour est-elle trouvable depuis le pied de page ? Les frais de port annoncés dans le panier correspondent-ils à ceux renseignés dans Merchant Center ? Chaque écart relevé à ce stade est un refus évité plus tard.
Le flux de produits Merchant Center : les attributs à soigner
Le flux de produits est une liste où chaque ligne décrit un article. Il peut prendre la forme d'un tableur importé à la main, d'un fichier régénéré à intervalle régulier, ou d'une connexion directe entre votre boutique et Merchant Center. Le format importe moins que le contenu de chaque champ. Voici les attributs que Google demande en priorité, et la façon de les remplir pour qu'ils servent aussi vos clients.
| Attribut | Ce qu'il contient | Le piège à éviter |
|---|---|---|
| Identifiant (id) | Un code unique et stable pour chaque produit ou chaque variante, par exemple votre référence interne | Changer d'identifiant à chaque export : Google repart de zéro et l'historique du produit est perdu |
| Titre | Nom du produit, avec la marque, le modèle et ce qui le distingue (taille, couleur, matière) quand c'est pertinent | Majuscules criées, mentions promotionnelles, mots-clés accumulés |
| Description | Un texte factuel sur l'usage, les dimensions, la composition | Recopier la description du fabricant mot pour mot sur dix boutiques, ou laisser un champ vide |
| Lien et image | L'adresse exacte de la fiche produit et une photo nette du produit seul | Une page redirigée, une image avec un texte promotionnel ou un filigrane |
| Prix et disponibilité | Le prix affiché sur la page, toutes taxes comprises, et l'état du stock (en stock, rupture, précommande) | Un prix de flux mis à jour le matin, une page mise à jour le soir : l'écart déclenche un avertissement |
| Identifiants produit | Le code-barres (GTIN) fourni par le fabricant, la marque, la référence fabricant | Inventer un code-barres pour passer la validation |
| Catégorie Google | La place du produit dans la classification de Google | Choisir la catégorie la plus large faute de temps |
| Variantes | Un identifiant de groupe qui rassemble les tailles et couleurs d'un même modèle, avec taille, couleur et autres attributs | Publier chaque variante comme un produit sans lien entre elles |
Deux de ces champs méritent un développement particulier. Le premier est le code-barres. Pour un produit de marque connu, Google peut exiger le GTIN, qui est le numéro inscrit sous le code-barres (EAN en Europe). Il se trouve sur l'emballage ou dans la fiche du fournisseur. Un produit artisanal ou fabriqué à la commande n'a pas de GTIN : dans ce cas, Merchant Center prévoit une façon de le déclarer, et c'est l'unique situation où l'on se passe de ce code. Remplir ce champ avec des chiffres au hasard est la manière la plus rapide de voir un catalogue suspendu.
Le second est le titre. C'est le premier texte lu dans la vignette, et il peut être tronqué sur un petit écran : placez donc d'abord ce que cherche un acheteur (le type de produit, la marque), et gardez la couleur ou la taille pour la suite. Un titre de fiche Shopping n'est pas un titre de page web : il n'a pas besoin du nom de votre boutique, et il gagne à rester proche de l'intitulé utilisé sur votre site, pour que le clic ne surprenne personne.
- Images : photographiez le produit sur fond uni, de face, sans texte superposé ni logo ajouté ; Google précise des tailles minimales dans son aide, à consulter avant de reprendre toute une photothèque.
- Informations propres à la mode : pour les vêtements et chaussures, des champs supplémentaires (genre, tranche d'âge, taille, couleur) sont demandés ; une boutique de prêt-à-porter qui les oublie sera bloquée sur chaque article.
- Prix barré et promotions : un prix réduit se déclare dans un champ dédié, et la remise doit être réelle et visible sur la page produit.
- Pays et langue : un flux est rattaché à un pays de vente et à une langue ; une boutique qui vend en France et en Belgique devra penser à ses frais de port par pays.

Alimenter Merchant Center depuis WooCommerce, Shopify ou un fichier : quelle option choisir ?
Le choix de la méthode dépend de la plateforme de votre boutique, de la taille de votre catalogue et de la fréquence de vos changements de prix. Aucune option n'est universellement la meilleure ; chacune déplace simplement la charge de travail. Le tableau ci-dessous les compare sans fard.
| Méthode | Avantages | Limites |
|---|---|---|
| Extension de flux sur WooCommerce | Le catalogue existant devient un flux sans ressaisie ; les prix et les stocks suivent la boutique ; les règles de transformation des titres sont possibles | Dépend de la qualité des fiches produits ; chaque extension a ses réglages et sa mise à jour à suivre ; certaines fonctions sont réservées aux versions payantes |
| Connexion native d'une boutique Shopify | Une application officielle relie la boutique à Merchant Center sans fichier intermédiaire | Les champs sont ceux de la fiche Shopify : une donnée mal saisie dans la boutique se retrouve telle quelle dans le flux |
| Fichier tableur importé à la main | Aucun outil à installer ; contrôle total de chaque ligne ; adapté à un petit catalogue | Les prix et les stocks se périment vite ; il faut le mettre à jour soi-même, ou programmer une récupération automatique du fichier |
| Données structurées de la page produit | Google lit les informations déjà balisées dans vos pages, sans fichier à fournir | Suppose un balisage complet et sans erreur sur toutes les fiches ; moins de contrôle sur les champs avancés |
Sur WooCommerce, l'extension de flux est en général la voie la plus pratique, à condition de lui donner de bonnes données : une catégorie bien renseignée, une marque en attribut, un champ pour le GTIN. Bien des incohérences viennent de là : un champ absent de la fiche produit au départ, que l'extension n'a donc pas pu transmettre. Sur Shopify, la logique est comparable : on soigne la fiche, puis on laisse l'application publier. Si votre boutique est encore à créer et que vous hésitez entre les deux, nos pages sur le développement Shopify et sur WooCommerce détaillent leurs différences de coûts et de souplesse.
Un scénario illustratif : une boutique de bougies artisanales sur Merchant Center
Imaginons, à titre d'exemple fictif, une créatrice de bougies parfumées qui vend une quarantaine de références sur sa boutique WooCommerce. Chaque bougie existe en deux contenances et trois parfums. Elle souhaite apparaître dans Shopping quand on cherche « bougie parfumée artisanale ».
Premier constat à l'audit : ses fiches produits décrivent bien le parfum, mais le titre se limite à « Bougie Figuier ». Dans un flux, ce titre est trop pauvre. On le réécrit en « Bougie parfumée artisanale Figuier, cire végétale, 180 g » dans le flux, sans toucher au titre de la fiche si elle préfère le garder court. Deuxième constat : la cire, la contenance et le parfum sont saisis en texte libre dans la description, pas en attributs. Ils sont déplacés dans des attributs de produit, que l'extension sait transmettre. Troisième constat : les variantes de contenance sont publiées comme des produits séparés, sans lien ; elles sont regroupées sous un même identifiant de groupe.
Reste la question du code-barres. Cette créatrice fabrique elle-même ses bougies : elle n'a aucun GTIN à fournir et déclare ses produits comme n'en possédant pas, ce que Merchant Center permet. Elle renseigne en revanche sa marque, sinon le catalogue serait considéré comme incomplet. Les frais de livraison, qui dépendent du poids, sont saisis dans le compte avec une grille adaptée, car une bougie en verre voyage mal et coûte plus à expédier que son volume ne le laisse croire. Cette histoire est inventée pour l'illustration, mais ses étapes sont celles que traverse n'importe quel catalogue : on débute par les données, pas par l'outil.

Ouvrir son compte Merchant Center et soumettre ses produits : les étapes dans l'ordre
L'ordre compte, car plusieurs étapes bloquent les suivantes. Prévoyez de réunir en amont les informations de votre société, les accès à l'administration de votre site et les conditions de livraison et de retour que vous appliquez réellement. L'interface de Merchant Center a changé de présentation ces dernières années : les libellés peuvent différer légèrement de ceux ci-dessous, mais la logique reste la même.
- 1
Créer le compte avec les informations de la société
Utilisez une adresse mail rattachée à l'entreprise plutôt qu'une adresse personnelle, afin que l'accès ne dépende pas d'une seule personne. Renseignez le nom commercial, l'adresse et le pays.
- 2
Faire vérifier et revendiquer l'adresse du site
Google demande de prouver que vous contrôlez le site : ajout d'une balise, dépôt d'un fichier ou validation via un compte déjà relié à la Search Console. La revendication associe ensuite le site à votre compte, ce qui empêche un tiers d'utiliser votre adresse.
- 3
Renseigner la livraison, les retours et les taxes
Pays desservis, transporteurs, délais, frais, politique de retour. Ces informations s'affichent à côté de vos produits et doivent refléter ce que votre site annonce à l'acheteur.
- 4
Choisir la méthode de création du flux
Extension, application, tableur ou balisage de vos pages : l'un des quatre cas du tableau précédent. Pour un premier essai, quelques produits suffisent.
- 5
Soumettre un petit lot de produits et lire le diagnostic
Ne chargez pas tout le catalogue d'un coup. Un lot d'une dizaine d'articles révèle les erreurs de structure sans multiplier les corrections.
- 6
Corriger, puis étendre à tout le catalogue
Une fois les premières erreurs comprises, le même correctif s'applique à l'ensemble. L'examen par Google peut prendre un certain temps ; ne programmez pas de lancement commercial pour le lendemain de l'envoi.
Refus et avertissements dans Merchant Center : comprendre le diagnostic et le corriger
Merchant Center distingue des produits refusés, qui n'apparaîtront pas, des produits acceptés avec avertissements, qui peuvent apparaître mais avec une visibilité réduite, et, plus rarement, une suspension du compte entier. Le diagnostic liste chaque problème avec le nombre de produits touchés. Lisez-le de haut en bas : un seul motif peut expliquer des centaines de refus.
| Message fréquent | Cause probable | Où corriger |
|---|---|---|
| Prix ou disponibilité non conforme à la page de destination | Le flux n'est pas rafraîchi aussi souvent que la boutique, ou les promotions ne sont pas transmises | Fréquence de mise à jour de l'extension ou de la récupération du fichier |
| Identifiant produit manquant | GTIN ou marque absents d'un produit qui en nécessite | Fiche produit : champ marque et champ code-barres |
| Page de destination inaccessible ou qui ne fonctionne pas | Page redirigée, en erreur, protégée par un mot de passe, ou bloquant les robots de Google | Site : redirections et fichier robots.txt |
| Informations de retour ou de livraison manquantes | Paramètres du compte non remplis | Compte Merchant Center, rubrique expédition et retours |
| Contenu promotionnel sur l'image | Logo, mention de promotion ou cadre ajoutés sur la photo | Image du produit : remplacer par une photo nue |
Pourquoi un compte Merchant Center peut être suspendu
Quand un compte est suspendu, tous vos produits disparaissent de Shopping en même temps. Les causes citées par Google relèvent notamment d'un site qui ne présente pas clairement son identité, de produits dont la vente est limitée par ses règles, ou de données manifestement trompeuses. Corrigez ce que le message indique, puis demandez un nouvel examen depuis le compte : multiplier les demandes sans rien changer ne fait pas avancer le dossier.
Quelques catégories de produits obéissent à des règles propres, qui varient d'un pays à l'autre et changent avec le temps : compléments alimentaires, produits de santé, alcool, articles réservés aux adultes, certains produits de contrefaçon ou dangereux. Si votre catalogue en contient, lisez les règles qui les concernent dans l'aide officielle avant d'ouvrir le compte, plutôt que de découvrir une restriction après coup.

Shopping gratuit ou annonces Shopping payantes : comment décider de la suite
Un flux accepté ouvre deux possibilités. La première consiste à laisser vos produits apparaître dans les emplacements non payants, quand Google les propose dans votre pays. La seconde consiste à relier Merchant Center à un compte Google Ads et à créer une campagne qui paie à chaque clic pour obtenir plus de visibilité. Il n'est pas nécessaire de choisir tout de suite : un flux propre sert dans les deux cas, et les mêmes corrections améliorent les deux.
Si vous envisagez la publicité, posez-vous trois questions avant de fixer un budget. Votre marge par produit permet-elle de payer des clics qui ne se transforment pas toujours en achat ? Vos fiches produits convainquent-elles quelqu'un qui les voit pour la première fois, sans avoir entendu parler de vous ? Savez-vous mesurer ce que rapporte chaque euro dépensé ? Si l'une de ces réponses est floue, commencez par un budget d'essai limité dans le temps, et traitez-le comme un test, pas comme un investissement dont vous attendez un retour fixe.
Une campagne ne répare pas un catalogue faible
Payer pour amener des visiteurs vers une fiche sans avis, sans dimensions ou sans photo convaincante dépense un budget sans rien régler. Les produits dont les fiches sont les plus complètes sont ceux qui méritent d'être poussés en premier ; les autres attendent d'être enrichis.
Mesurer ce que Google Shopping apporte à votre boutique, sans se raconter d'histoires
Merchant Center affiche des impressions et des clics par produit, mais le compte ne dit pas ce que ces clics deviennent. Pour le savoir, il faut relier votre outil de mesure d'audience (Google Analytics, ou un équivalent respectueux de la vie privée) à votre boutique, de façon à voir quelles visites arrivent de Shopping, ce qu'elles regardent et si elles achètent. Pour une boutique WooCommerce, cela suppose un suivi des commandes correctement installé, testé avec une vraie commande.
Gardez à l'esprit les règles de protection des données : le suivi des visiteurs par des cookies de mesure est encadré en Europe et suppose, selon la configuration retenue, le consentement des internautes. Comme pour les conditions de vente, nous vous invitons à vous faire confirmer votre dispositif par un professionnel du droit ou par votre délégué à la protection des données s'il en existe un.
- Notez, avant le lancement, vos chiffres de départ : visites, commandes, panier moyen, pour avoir un point de comparaison honnête.
- Regardez les produits par groupe plutôt qu'un à un : les petits volumes de clics ne permettent aucune conclusion sur un article isolé.
- Comparez sur plusieurs semaines : les ventes d'une boutique suivent des saisons que le flux n'a pas créées.
- Distinguez les clics venus de Shopping de ceux de la recherche classique en utilisant les sources de trafic de votre outil de mesure.
- Ne tirez pas de conclusion sur le rendement avant d'avoir suffisamment d'achats ; un exemple isolé ne démontre rien.
Garder le flux Merchant Center en bonne santé après la mise en ligne
Un flux peut fonctionner le jour du lancement et se dégrader en silence. Les causes sont banales : un nouveau thème qui modifie l'affichage des prix, une extension de promotion qui change le calcul de la remise, un produit passé en rupture dans la boutique mais resté disponible dans le fichier, un changement de transporteur non reporté dans le compte. Chacun de ces événements crée un écart entre la page et le flux, donc un avertissement.
Prenez l'habitude de consulter le diagnostic de Merchant Center à intervalle fixe, par exemple une fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois. Activez les notifications par mail du compte, qui préviennent d'une suspension ou d'une chute du nombre de produits acceptés. Après toute mise à jour importante de la boutique, vérifiez trois fiches produits au hasard contre leur ligne de flux : prix, stock, image.
Pour les boutiques dont le thème, les extensions et WordPress sont mis à jour régulièrement, un contrat de suivi évite de découvrir une régression par un refus. Notre simulateur de coût de maintenance WordPress donne un ordre de grandeur selon la taille de la boutique.
Faire installer Merchant Center par une agence : questions à poser et budget
Brancher une boutique à Merchant Center peut faire l'objet d'une prestation courte, ajoutée à un projet de boutique ou à une maintenance. Elle se distingue de la gestion de campagnes publicitaires, qui est un autre métier avec ses propres honoraires. Avant d'accepter un devis, précisez ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas.
- 1
Qui crée et possède le compte Merchant Center ?
Il doit être à votre nom et à votre adresse mail d'entreprise ; l'agence reçoit un accès délégué, que vous pouvez retirer.
- 2
Que couvre l'enrichissement des fiches produits ?
Marques, codes-barres, catégories, titres : qui les saisit, pour combien d'articles, et que se passe-t-il quand le catalogue grossit ?
- 3
Comment sont gérés les refus après la mise en ligne ?
Un suivi du diagnostic est-il prévu, et sur quelle durée ? Un correctif ponctuel n'est pas un suivi.
- 4
La mesure est-elle prévue ?
Un flux sans suivi des commandes empêche de savoir si Shopping vous sert.
- 5
Qui s'occupe de la publicité Google Ads, le cas échéant ?
Ce n'est pas la même prestation ; elle doit faire l'objet d'un devis et d'un budget distincts.
| Situation | Ce que nous proposons | Budget |
|---|---|---|
| Boutique à créer, catalogue modeste | Boutique WooCommerce à partir d'un de nos modèles, déjà prête à recevoir un flux de produits | À partir de 500 € HT, en 10 jours |
| Boutique à créer, gros catalogue ou outils de gestion à relier | Boutique sur mesure, import des produits, connexions à vos outils | 3 000 à 10 000 € HT |
| Boutique existante à suivre | Maintenance : mises à jour, sauvegardes, surveillance | À partir de 50 € HT par mois |
La mise en place du flux est chiffrée selon la taille du catalogue et l'état de vos fiches produits, à l'issue d'un échange. Pour un budget global de boutique, le simulateur de coût d'une boutique permet de se faire une première idée, et un rendez-vous précise le reste. Sur nos projets, les tests et la formation sont offerts : vous repartez en sachant lire vous-même le diagnostic de Merchant Center.

Votre catalogue est-il prêt pour Google Shopping ?
Envoyez-nous l'adresse de votre boutique et le nombre approximatif de produits : nous regardons vos fiches, vos pages légales et vos réglages de livraison, puis nous vous disons ce qui bloquerait un dépôt dans Merchant Center.
Prendre rendez-vous →Voir les modèles de boutiques WooCommerce
Questions fréquentes
L'ouverture d'un compte Google Merchant Center est-elle payante ?
À notre connaissance, la création d'un compte Merchant Center n'est pas facturée par Google. Les frais apparaissent seulement si vous lancez des annonces Shopping via Google Ads, facturées au clic. Les conditions pouvant évoluer, vérifiez-les dans l'aide officielle avant de vous lancer.
Faut-il obligatoirement un code-barres (GTIN) pour chaque produit ?
Non. Un produit de marque revendu doit en général porter son GTIN, qui figure sur l'emballage ou dans la fiche du fournisseur. Un article artisanal, fabriqué à la commande ou sans code-barres peut être déclaré comme n'en possédant pas. Ne jamais inventer un numéro : cette pratique expose le catalogue à un refus.
Peut-on avoir plusieurs sites ou plusieurs pays dans un même compte ?
Un compte peut regrouper plusieurs sites ou plusieurs pays de vente, mais chaque site doit être vérifié, et chaque pays suppose ses propres frais de livraison, sa devise et sa langue. Cette organisation devient vite complexe : pour une première mise en route, mieux vaut commencer par un seul pays et un seul site.
Mes produits sont refusés alors que mon site est conforme : que vérifier en premier ?
Comparez d'abord trois produits refusés avec leur ligne de flux : prix, disponibilité et image doivent être strictement identiques à ceux de la page. Vérifiez ensuite que les robots de Google peuvent accéder aux pages produits, puis relisez le motif exact du diagnostic, qui désigne souvent le champ à corriger.
Combien de temps faut-il pour que mes produits apparaissent dans Shopping ?
Google ne s'engage pas sur un délai : l'examen d'un nouveau compte ou d'un nouveau flux peut durer de quelques jours à davantage, selon les vérifications nécessaires. Il est prudent de soumettre le catalogue plusieurs semaines avant une période commerciale importante, plutôt qu'à la veille.
Mon flux peut-il contenir des produits en rupture de stock ?
Oui, à condition de les déclarer comme indisponibles : l'état du stock doit refléter celui de la page produit. Un article présenté en stock alors que la boutique affiche une rupture déclenche un avertissement, et un écart répété peut dégrader la confiance de Google dans votre catalogue.
Shopping convient-il à une boutique qui vend des services ou des produits numériques ?
Les règles de Google concernent avant tout des produits physiques ou certains biens précis. Une formation, un abonnement ou une prestation de service ne rentrent généralement pas dans un flux standard. Consultez la liste des produits acceptés dans l'aide officielle avant d'engager du travail, car ces règles varient selon les pays.
Dois-je passer par une agence pour créer mon flux de produits ?
Non, un commerçant à l'aise avec son catalogue peut le faire seul, notamment avec une extension WooCommerce ou l'application Shopify. Une agence est utile quand le catalogue est important, quand les fiches produits sont à reprendre, ou quand on souhaite un suivi des refus et de la mesure dans la durée.

