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Site internet pour artisan du bâtiment : les pages indispensables
Un site d'artisan du bâtiment tient en 9 pages indispensables : accueil, prestations, réalisations, garanties, zone d'intervention, devis, avis, présentation de l'entreprise et mentions légales. Sur un modèle prêt à personnaliser, l'ensemble démarre à 500 € HT et peut être en ligne en 10 jours. Ce guide dit ce que chaque page doit contenir, ce qu'il vaut mieux ne pas mettre, et dans quel ordre les construire.

L'essentiel
- Neuf pages suffisent à un artisan du bâtiment : accueil, prestations, réalisations, garanties, zone d'intervention, devis, avis, présentation et mentions légales.
- Chaque page répond à une question que le client se pose avant de décrocher son téléphone : faites-vous ce travail, le faites-vous bien, chez moi, et comment vous joindre ?
- Une page par type de travaux (toiture, chaudière, salle de bains) vaut mieux qu'une page unique « nos services » : elle correspond à ce que le client tape dans Google.
- Assurances, labels et mentions légales sont des contenus à exactitude vérifiable : une attestation périmée affichée sur le site est pire que pas d'attestation.
- Le formulaire de devis est la page qui rapporte : il se teste, se raccourcit et se complète d'un numéro de téléphone cliquable sur mobile.
Neuf pages pour un site d'artisan du bâtiment, et ce que chacune doit prouver
Un artisan du bâtiment n'a pas besoin de trente pages, mais de neuf pages qui répondent chacune à une hésitation précise du client. Celui qui cherche un couvreur, un plaquiste ou un électricien ne lit pas un site comme on lit un magazine. Il parcourt rapidement, peut comparer deux ou trois entreprises dans des onglets voisins, et cherche des raisons de vous écarter autant que de vous choisir : flou sur la zone, aucune photo de travaux, pas de mention d'assurance, formulaire interminable.
Le tableau ci-dessous donne le plan complet. Les sections suivantes reprennent les pages une à une, avec le contenu qui compte pour chacune. Si vous partez d'un modèle, ces neuf pages sont celles à personnaliser en priorité ; le reste peut attendre.
| Page | La question du client | Ce qu'elle doit contenir |
|---|---|---|
| Accueil | Cette entreprise fait-elle ce dont j'ai besoin, près de chez moi ? | Métier, zone, un chantier en photo, bouton de demande de devis, numéro de téléphone |
| Prestations | Savez-vous faire exactement ce travail ? | Une page par type de travaux, avec le déroulé et ce qui est inclus |
| Réalisations | À quoi ressemblent vos chantiers terminés ? | Fiches chantier : situation de départ, travaux, résultat, photos avant et après |
| Garanties et labels | Suis-je protégé si quelque chose se passe mal ? | Assurances, qualifications, labels en cours de validité, mode de suivi après chantier |
| Zone d'intervention | Venez-vous chez moi ? | Communes ou secteurs desservis, délai habituel de déplacement |
| Devis et contact | Comment vous demander un prix ? | Formulaire court, téléphone cliquable, délai de réponse annoncé |
| Avis clients | D'autres ont-ils été satisfaits ? | Avis réels, avec leur source, associés au type de travaux |
| L'entreprise | Qui vient chez moi ? | Dirigeant, équipe, années d'activité, façon de travailler |
| Mentions légales | Qui est derrière ce site ? | Identité de l'entreprise, hébergeur, données personnelles |
Ce plan est volontairement court. Ajouter des pages n'améliore pas un site si chacune est une version tronquée de la précédente. Une entreprise de menuiserie qui publie une page pour les fenêtres, une autre pour les portes et une troisième pour les volets fait un meilleur travail que celle qui accumule dix pages vagues sur « notre savoir-faire », « notre engagement » et « notre philosophie ».

La page d'accueil d'un artisan du bâtiment : trois réponses en cinq secondes
La page d'accueil doit dire en une phrase quel métier vous exercez, où, et comment demander un devis. Tout le reste est secondaire. Un visiteur qui arrive depuis une recherche mobile, parfois debout dans la pièce où le problème se pose, ne fera pas défiler trois écrans de présentation pour comprendre que vous êtes bien chauffagiste à Rennes, à Lyon ou ailleurs.
Concrètement, le haut de la page réunit un titre explicite (« Couvreur-zingueur, Ille-et-Vilaine » est plus utile que « Bienvenue chez Martin & Fils »), une photo de chantier réel plutôt qu'une image de banque, un bouton de demande de devis et le numéro de téléphone, cliquable depuis un mobile. En dessous viennent trois à cinq blocs vers les pages prestations, un extrait de réalisation, une ligne sur les assurances et les labels, puis la zone d'intervention.
La photo d'accueil mérite plus d'attention que le logo. Un chantier en cours, des outils posés, un artisan qui travaille à visage découvert donnent une information qu'aucun slogan ne remplace : l'entreprise existe, elle intervient réellement. Si vous n'avez pas de bonne photo, mieux vaut en faire faire une demi-journée que d'afficher une image d'ouvrier générique qui se retrouve sur des centaines de sites.
Le test du pouce
Ouvrez votre site sur votre téléphone, tenez-le d'une main et essayez d'appeler sans zoomer ni chercher. Si le numéro n'est pas visible tout de suite, ou s'il faut le recopier à la main, le site perd des appels sans que vous le sachiez. Un numéro cliquable dans l'en-tête et un bouton d'appel fixe en bas de l'écran règlent la question.
Les pages prestations : une page par type de travaux, avec le vocabulaire du client
Une page « nos services » qui liste douze métiers en trois lignes chacun ne répond à aucune question précise. Elle est aussi peu utile pour le visiteur que pour les moteurs de recherche : un client tape « remplacement chaudière gaz », « réfection toiture ardoise » ou « rénovation salle de bains douche à l'italienne », pas « prestations de second œuvre ».
La règle pratique : une page par type de travaux que vous voulez vraiment vendre, rédigée avec les mots du client, pas ceux du catalogue fournisseur. Une page de ce type commence par la réponse (ce que vous faites, dans quels cas), puis explique le déroulé, ce qui est compris dans votre intervention, ce qui dépend d'autres corps de métier et ce que le client doit préparer.
Dépannage et urgence
Fuite, panne de chauffage, coupure électrique : la page indique les cas traités, le délai habituel de passage et le numéro direct. Le visiteur est pressé, la page l'est aussi.
Rénovation et amélioration
Isolation, toiture, salle de bains, cuisine : ici le client compare, lit et revient. La page détaille les étapes, la durée courante d'un chantier et les aides auxquelles il peut se renseigner.
Construction et gros œuvre
Extension, maison neuve, terrasse : la page explique à quel moment vous intervenez, avec quels autres corps de métier, et ce qu'un client doit avoir obtenu avant de démarrer.
Ce découpage par intention (dépanner, rénover, construire) oriente la rédaction. Un visiteur en urgence veut un numéro, un visiteur en projet veut comprendre. Mélanger les deux sur la même page dessert les deux publics.
Pour chaque page prestation, une structure simple fonctionne : une phrase qui dit ce que vous faites, un court encadré « inclus / non inclus », le déroulé en quatre ou cinq étapes, une ou deux photos de chantiers de ce type, une question fréquente traitée en bas de page, puis le bouton de devis. Évitez les promesses de délai que vous ne pouvez pas tenir : « intervention rapide » ne dit rien, « passage sous 48 heures ouvrées en semaine, hors période de congés » engage et se vérifie.

Les réalisations d'un artisan du bâtiment : raconter des chantiers plutôt qu'empiler des photos
Une galerie de vingt photos sans légende prouve que vous avez un appareil photo, pas que vous savez mener un chantier. Ce qui rassure un futur client, c'est de reconnaître sa situation dans celle d'un autre : un pavillon des années 1970 avec une toiture à reprendre, un appartement ancien avec une salle de bains sans fenêtre, un local commercial à remettre aux normes.
Une fiche chantier de quelques lignes suffit, à condition de suivre toujours le même fil. Elle permet au visiteur de comparer d'une réalisation à l'autre et vous évite de réinventer la rédaction à chaque fois.
- La situation de départ : type de bâtiment, problème rencontré, contrainte particulière (accès difficile, copropriété, occupation pendant les travaux).
- Ce qui a été fait : les travaux principaux, les matériaux choisis et pourquoi, les corps de métier associés.
- Le déroulé : la durée réelle du chantier, sans l'enjoliver, et ce qui a demandé de s'adapter.
- Le résultat : une ou deux photos avant et après, prises du même angle.
- Le lieu en gros : la commune ou le secteur, jamais l'adresse précise du client.
Photographier chez un particulier : demandez avant
Un chantier se déroule dans le logement ou la propriété de quelqu'un. Avant de publier des images où l'on reconnaît la maison, l'intérieur, ou une personne, obtenez l'accord du client, de préférence par écrit et en précisant l'usage (site internet, réseaux sociaux). Pour un doute précis sur le droit à l'image ou la protection de la vie privée, rapprochez-vous d'un juriste. En pratique, cadrer sur les travaux plutôt que sur les occupants règle l'essentiel.
Les débuts sont le moment délicat : une entreprise toute neuve a peu de chantiers à montrer. Dans ce cas, mieux vaut trois fiches soignées, éventuellement issues de vos missions chez un employeur précédent avec l'accord de celui-ci, qu'une page vide ou remplie de photos empruntées. Présentez-les pour ce qu'elles sont, sans laisser croire qu'elles viennent de la nouvelle structure si ce n'est pas le cas.
La page garanties, assurances et labels de l'artisan : la plus rassurante, la plus risquée
Pour un chantier qui engage des milliers d'euros dans la maison d'un particulier, la question « suis-je protégé ? » arrive avant la question du prix. Une page dédiée aux garanties répond à cette peur sans que le visiteur ait à la formuler au téléphone. C'est aussi la page où l'inexactitude coûte le plus cher.
Selon votre activité, elle présente votre assurance de responsabilité civile professionnelle, votre assurance décennale si vous réalisez des ouvrages concernés par cette obligation, vos qualifications professionnelles et les labels dont vous disposez, par exemple une mention liée à la rénovation énergétique. Pour chaque élément : son intitulé exact, l'organisme qui l'a délivré, le périmètre couvert et une copie de l'attestation à télécharger lorsqu'elle est à jour.
La page explique aussi ce qui se passe après le chantier : à qui le client s'adresse en cas de problème, comment un désordre est signalé, dans quel délai vous répondez. Écrite simplement, cette partie peut peser plus qu'un logo supplémentaire. Elle ne promet pas l'absence de problème, elle montre que vous savez comment le traiter.
Une attestation périmée affichée est un risque, pas un atout
Les attestations d'assurance ont une date de validité, les labels et qualifications aussi. Notez dans votre agenda la date d'échéance de chaque document publié et mettez à jour la page le jour du renouvellement, ou retirez la mention si elle n'est pas renouvelée. Ne publiez jamais un label dont vous n'êtes pas titulaire ni un logo d'organisme sans en avoir le droit : les règles précises varient selon les métiers et les organismes, et c'est à votre assureur ou à votre organisation professionnelle de vous les confirmer.

Zone d'intervention et pages locales : dire où vous allez, sans multiplier les copies
Un artisan du bâtiment travaille dans un rayon limité, et la page « zone d'intervention » épargne au client un appel inutile. Elle énumère les communes ou les secteurs desservis, indique si certains déplacements sont facturés et précise les cas où vous ne vous déplacez pas. Une carte simple aide, une liste de communes aide davantage.
La tentation est de fabriquer une page par commune, avec le même texte et seulement le nom de la ville changé. Cette technique est ancienne, fragile et sans intérêt pour le lecteur : un visiteur de la commune voisine voit immédiatement qu'on lui sert un texte en série. Mieux vaut une page locale quand elle contient quelque chose de propre à l'endroit : un chantier réalisé dans la commune, une particularité du bâti local, une contrainte d'urbanisme que vous connaissez bien pour y intervenir régulièrement.
Le site ne remplace pas la fiche Google de l'entreprise : les deux se renforcent. La fiche donne l'adresse, les horaires, les avis et la carte dans les résultats de recherche locale ; le site apporte le détail des prestations, les réalisations et le formulaire. Les informations (nom, adresse, téléphone, zone) doivent être strictement identiques de l'un à l'autre.
La page devis et contact d'un artisan : celle qui fait réellement sonner le téléphone
Un formulaire de devis efficace tient en cinq ou six champs, pas en quinze. Chaque champ supplémentaire fait abandonner une partie des visiteurs, surtout depuis un téléphone. Le but du premier contact n'est pas de chiffrer le chantier, c'est d'obtenir assez d'éléments pour décider s'il faut passer, et de rappeler la personne vite.
- 1
Le type de travaux
Une liste déroulante reprenant vos pages prestations : toiture, chaudière, salle de bains, autre. Elle trie les demandes avant même de les ouvrir.
- 2
La commune du chantier
Pour savoir tout de suite si l'adresse est dans votre zone, sans échange superflu.
- 3
Une description libre et la possibilité d'ajouter des photos
Deux ou trois images d'une fuite, d'une fissure ou d'une pièce suffisent souvent à orienter la réponse et à éviter un déplacement qui n'aurait pas lieu d'être.
- 4
Le degré d'urgence et le délai souhaité
Une case simple, qui sépare la panne à traiter dans la journée du projet pour le printemps prochain.
- 5
Les coordonnées et le créneau pour être rappelé
Téléphone d'abord, courriel ensuite, avec un choix de plage horaire. Rappeler à l'heure demandée change l'impression du client dès le premier contact.
Annoncez un délai de réponse que vous tenez réellement. « Nous vous rappelons sous un jour ouvré » est crédible et se vérifie ; « réponse immédiate » ne l'est pas quand vous êtes sur un toit. Un message de confirmation automatique, qui reprend la demande et rappelle ce délai, rassure le client et évite les doublons où il rappelle de lui-même.
Pensez aussi à la boîte de réception. Les demandes qui arrivent par formulaire doivent aller dans une adresse que quelqu'un lit réellement, avec un téléphone de secours en cas de panne. Un formulaire en panne passe inaperçu pendant des semaines : testez-le vous-même régulièrement, et à chaque modification du site, en envoyant une fausse demande.
Le devis lui-même n'est pas sur le site
La page de devis sert à recueillir la demande, pas à fixer un prix en ligne. Un chantier dépend de l'état du bâtiment, de l'accès, des matériaux : annoncer un tarif sans visite expose à des litiges. Vous pouvez en revanche indiquer ce qui conditionne votre prix et comment se déroule la visite préalable, ce qui prépare le client à la discussion.

Avis clients, présentation de l'entreprise et mentions légales : les trois pages qu'on bâcle
Ces trois pages ne se visitent pas toutes, mais leur absence se remarque. Elles fonctionnent comme des preuves de second niveau : le visiteur qui hésite entre deux entreprises y cherche l'élément de départage.
Les avis clients sont plus crédibles quand ils sont rattachés à un type de travaux et à leur source (fiche Google, plateforme d'avis, courrier). Un extrait réel, daté, associé à la prestation concernée, vaut mieux qu'un bandeau de dix étoiles. N'inventez rien, ne retouchez pas un avis pour l'embellir, et répondez aux avis négatifs sur la plateforme d'origine avec calme : un lecteur attentif juge autant votre réponse que la critique.
La page de présentation de l'entreprise raconte qui vient chez le client : le dirigeant en photo, l'équipe, le nombre d'années d'activité, la façon de travailler. Un artisan qui travaille seul peut l'assumer comme un atout : le client sait qui sera sur le chantier. Un recrutement en cours peut y trouver sa place, avec une phrase et une adresse de contact, sans page dédiée tant que vous n'avez pas besoin de plus.
Les mentions légales, enfin, sont obligatoires pour un site professionnel. Elles identifient en général la raison sociale ou le nom de l'entrepreneur, la forme juridique, l'adresse, le numéro d'immatriculation, un moyen de contact, le directeur de la publication et l'hébergeur du site. Des informations spécifiques à votre activité peuvent s'y ajouter, par exemple votre inscription professionnelle ou vos assurances. Le contenu exact dépend de votre statut : faites-le valider par votre expert-comptable, votre organisation professionnelle ou un juriste, plutôt que de recopier celui d'un confrère.
Un site qui collecte des demandes par formulaire traite des données personnelles : nom, téléphone, adresse du chantier. Il lui faut donc une politique de confidentialité en langage clair, une information sur la durée de conservation des demandes et, si le site utilise des outils de mesure ou des cookies non indispensables, un bandeau de consentement conforme. Ces règles évoluent : vérifiez-les auprès d'un professionnel du droit ou de la CNIL au moment de la mise en ligne.
Les erreurs qui coûtent des demandes de devis aux sites d'artisans
- Des photos de banque d'images. Des ouvriers souriants en casque neuf, vus sur dix sites concurrents, disent le contraire de ce que vous voulez prouver. Mieux vaut peu de photos, mais les vôtres.
- Tout sur une seule page. Un site d'une page qui liste couvreur, plombier, peintre et paysagiste donne l'impression d'une entreprise qui ne maîtrise aucun métier à fond.
- Un site qui ne se lit pas sur mobile. Une recherche de dépannage se fait volontiers depuis un téléphone. Un tableau qui déborde, un menu minuscule ou un numéro non cliquable suffisent à faire fuir le visiteur.
- Des mentions inexactes ou expirées. Label ancien, attestation échue, numéro d'immatriculation erroné : ces détails abîment la confiance quand un client prend le temps de les vérifier.
- Un formulaire qui ne rapporte rien. Il envoie les messages dans une boîte que personne ne lit, ou exige quinze champs. Il se teste chaque mois.
- Un texte écrit pour les moteurs de recherche. Répéter vingt fois « plombier chauffagiste » dans un paragraphe gêne la lecture sans améliorer le résultat. Une phrase claire fait mieux qu'un bloc bourré de mots-clés.
- Aucune mise à jour. Le dernier chantier présenté date de trois ans, le numéro a changé, l'équipe aussi. Un site figé interroge plus qu'il ne rassure.
Du plan de pages à la mise en ligne : ce qu'un artisan doit préparer pour son site
Le délai d'un site d'artisan dépend moins de la technique que de la rapidité avec laquelle vous fournissez textes, photos et documents. Un chantier mobilise votre temps ; le site demande qu'on le libère quelques heures, réparties sur deux ou trois semaines.
- 1
Cadrer le périmètre
Quels types de travaux voulez-vous réellement vendre, dans quel rayon, auprès de quels clients (particuliers, syndics, professionnels) ? Ces choix déterminent les pages prestations et la zone.
- 2
Rassembler les documents
Attestations d'assurance à jour, justificatifs de qualifications, numéro d'immatriculation, logo en bonne définition, coordonnées. Quelques heures de recherche évitent des semaines d'attente.
- 3
Choisir trois à cinq chantiers à présenter
Avec leurs photos avant et après, quelques lignes de contexte et l'accord de vos clients pour la publication.
- 4
Valider le plan et les maquettes
Vous voyez les pages avant leur développement, vous demandez des changements, vous validez. Les allers-retours se font sur les maquettes plutôt que sur le site fini.
- 5
Relire les textes et tester
Vous lisez chaque page sur mobile, vous envoyez un faux devis, vous vérifiez les numéros et les adresses. Toute personne de l'entreprise qui répond au téléphone teste aussi l'appel.
- 6
Publier, puis annoncer
Mise en ligne, mise à jour de la fiche Google et de vos devis et factures avec l'adresse du site, courriel envoyé aux anciens clients.
Deux voies s'ouvrent ensuite. Un site sur modèle part d'une structure déjà pensée pour les professionnels du bâtiment ; vous pouvez en parcourir plusieurs sur la page des modèles de sites professionnels. Cette voie démarre à 500 € HT et peut être en ligne en 10 jours. Un design créé pour votre entreprise commence à 800 € HT, en deux à trois semaines, et se justifie si votre identité visuelle compte ou si votre offre sort du cadre habituel.
Pour situer un budget plus complet (rédaction des textes, photos, pages supplémentaires), le simulateur de coût de site web donne une première estimation. Un artisan qui démarre n'a en général pas besoin de plus que les neuf pages décrites ici : on enrichit ensuite, quand les demandes arrivent.
Après la mise en ligne : faire vivre le site de votre entreprise du bâtiment
Un site d'artisan se met à jour au rythme des chantiers, pas au rythme des tendances. Tous les un à deux mois, ajoutez une fiche chantier ; à chaque renouvellement, mettez à jour les attestations ; à chaque changement d'horaires, de numéro ou d'équipe, corrigez la page concernée. Une demi-heure par mois évite un site qui vieillit.
La maintenance technique est un second sujet. Les sites WordPress, très répandus pour les entreprises, reçoivent régulièrement des mises à jour d'extensions et de sécurité qui doivent être appliquées. Soit vous les confiez à votre prestataire dans un contrat de maintenance, soit vous vous organisez pour les faire vous-même. Dans les deux cas, demandez ce qui est couvert : sauvegardes, mises à jour, intervention en cas de panne. Le simulateur de coût de maintenance WordPress aide à comparer.
Pour mesurer ce que le site apporte, trois indicateurs simples suffisent : le nombre d'appels depuis le site, le nombre de formulaires reçus, et la façon dont ces contacts vous ont trouvé. Demandez systématiquement à un nouveau client comment il vous a connu, et notez la réponse. Sur une année, ces notes disent mieux que n'importe quel tableau de bord quelles pages travaillent pour vous. Aucun site ne peut promettre un nombre de demandes : il met vos atouts en évidence et rend la prise de contact facile.
Si votre site actuel date de plusieurs années et ne se lit pas bien sur mobile, la question n'est peut-être pas de repartir de zéro mais de savoir quelles pages garder. Le simulateur de refonte de site permet d'en estimer l'ampleur.

Un site d'artisan du bâtiment à préparer ?
Décrivez-nous vos métiers, votre zone et les chantiers dont vous êtes fier : nous vous dirons quelles pages construire en priorité, sur quel modèle, et ce qu'il vous restera à fournir avant la mise en ligne.
Prendre rendez-vous →Voir les modèles de sites professionnels
Questions fréquentes
Combien de pages faut-il pour le site d'un artisan du bâtiment ?
Neuf pages couvrent l'essentiel : accueil, prestations, réalisations, garanties, zone d'intervention, devis et contact, avis clients, présentation de l'entreprise et mentions légales. La page prestations se décline ensuite en une page par type de travaux. Un artisan qui démarre peut commencer avec ce socle et l'enrichir au fil des chantiers.
Faut-il un blog quand on est artisan du bâtiment ?
Ce n'est pas indispensable au lancement. Une rubrique d'actualités ne se justifie que si vous pouvez la nourrir régulièrement, avec par exemple des chantiers récents ou des réponses aux questions que vos clients posent souvent. Un blog abandonné après deux articles donne une mauvaise image. Les fiches chantier remplissent déjà une grande partie de ce rôle.
Peut-on afficher ses tarifs sur le site d'un artisan ?
Oui, avec prudence. Un prix de chantier dépend de l'état du bâtiment, de l'accès et des matériaux, donc un tarif ferme en ligne expose à des litiges. Vous pouvez indiquer ce qui fait varier le prix, un taux horaire pour un dépannage si vous le pratiquez, ou le déroulé de la visite gratuite ou payante qui précède le devis.
Mon site peut-il présenter des labels comme RGE ou Qualibat ?
Seulement si vous en êtes titulaire et si votre qualification est en cours de validité. Affichez l'intitulé exact et, idéalement, l'attestation à jour. Les règles d'usage des logos varient selon les organismes : vérifiez-les auprès de l'organisme concerné ou de votre organisation professionnelle avant publication, et retirez toute mention qui arrive à échéance.
Dois-je mettre mon numéro de téléphone ou seulement un formulaire ?
Mettez les deux. Pour un dépannage ou un devis rapide, certains clients préfèrent appeler, surtout depuis un téléphone, alors que le formulaire convient aux projets plus posés et permet de joindre des photos. Le numéro doit être cliquable depuis un mobile, et le formulaire rester court pour ne pas décourager.
Un site d'artisan remplace-t-il les plateformes de mise en relation ?
Pas forcément. Les plateformes apportent des demandes que vous ne trouveriez pas seul, mais elles imposent leurs conditions et la concurrence directe entre devis. Un site propre vous donne un lieu à vous pour présenter vos chantiers et vos garanties, et les deux peuvent coexister. L'important est de savoir ce que chaque canal vous rapporte.
Mon site doit-il parler de la rénovation énergétique et des aides ?
Seulement si vous réalisez ces travaux et que vous suivez ces dispositifs. Les aides et leurs conditions changent régulièrement, donc mieux vaut renvoyer vers les sites officiels que de recopier des montants qui vieilliront vite. Expliquez ce que vous faites vous-même, et invitez le client à vérifier son éligibilité auprès des organismes compétents.
Combien de temps faut-il pour mettre en ligne un site d'artisan ?
Sur un modèle déjà conçu pour les professionnels, le site peut être en ligne en 10 jours, à condition que vous fournissiez vite textes, photos et documents. Un design créé pour votre entreprise demande deux à trois semaines. Le principal facteur de retard est le temps de collecte des contenus, plus que le développement.
Qui s'occupe de modifier le site après la livraison ?
Cela dépend de ce qui est convenu au départ. Sur WordPress, une formation d'une à deux heures peut permettre d'ajouter soi-même un chantier ou de changer un numéro. Pour les évolutions plus techniques ou les mises à jour de sécurité, un contrat de maintenance ou une intervention ponctuelle du prestataire prend le relais.

